Société Lyonnaise
d'Histoire de la Police
d'Histoire de la Police
Une véritable accélération du temps.
Depuis une quinzaine d’années, l’Histoire de la Police sous l’Occupation est étudiée et analysée plus objectivement. Le régime « dit de Vichy » l’avait détournée de sa vocation naturelle pour en faire le bras armé, comme la Gendarmerie, de sa politique de « Collaboration d’État » au service d’un pouvoir totalitaire, racial et antisémite.
Cette « doxa » du policier « collabo » n’a pendant longtemps été remise en question. Une vérité univoque. À tel point que fin des années 1980, un interlocuteur important a mis fin à un entretien en me disant « Je n’ai rien à dire à un policier de Vichy ».
Une police qui était à l’image des Français de l’époque. L’engagement républicain et patriote d’un nombre certain de ses membres, un nombre bien réel et plus important qu’on aurait pu le penser, était totalement ignoré, méconnu voire dénié.
Nous sommes fiers d’avoir contribué à faire ressortir leur résistance, leur patriotisme dans cette période où tout était gris, où ils risquaient leur vie, à valoriser leur engagement. Il a fallu beaucoup de détermination, ne pas reculer devant les obstacles, les incompréhensions, démontrer, prouver, convaincre et partager.
Le temps a fait son œuvre et nous avons été entendus. L’année 2025, qui se termine, a été marquée par de nouveaux hommages rendus aux policiers résistants, aux Justes. D’autres sont prévus. Après plus de 80 ans, de nouveaux éléments se font jour, des souvenirs se révèlent, les langues se délient, des familles s’interrogent, de nouveaux noms surgissent.
Le chapitre est loin d’être clos, la page tournée. C’est Napoléon Bonaparte qui a posé les grands principes de l’organisation policière en structurant ses cadres et en posant le principe du maillage territorial, de l’occupation du terrain en zone urbaine et pour la gendarmerie en zone rurale.
La police s’est adaptée au fil des ans, de municipale elle est devenue progressivement étatisée, généraliste elle s’est spécialisée. Les répartitions territoriales police/gendarmerie ont été revues.
Régulièrement, le politique, pour s’adapter et lutter contre la montée de la violence, de la criminalité toujours novatrice, du terrorisme, a opté pour le concept de police de proximité ou celui de police d’intervention, privilégiant l’un ou l’autre, alors qu’ils sont totalement complémentaires et inséparables.
Après la restructuration du renseignement intérieur et la suppression des Renseignements généraux, la dernière réforme d’ampleur a restructuré la Police nationale, qui fonctionnait en « silos », en filières.
Le poste de police est symbolique de « ce fief qui rassure le citoyen ». Un récent don d’archives d’un gardien de la paix illustre le rôle joué par cette implantation territorialisée, le travail au quotidien du policier de quartier mais au delà le contexte social de l’époque de l’entre-deux guerre à la Libération.
Pour sa part, un personnage créé sous le Premier Empire, à l’origine de la police spécialisée, le commissaire spécial de police, chargé du renseignement, puis de sûreté, de la police spéciale et qui prendra la tête des brigades mobiles.
Nous vous donnons rendez-vous pour en reparler prochainement
Décembre 2025
Michel Salager
Président de la SLHP
Société Lyonnaise d’Histoire de la Police (SLHP)
BP - 141, Rue Baraban - 69003 - LYON / contact@slhp.fr
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